Pages

22 août 2015

Une journée dans la discothèque de Radio France


Un extrait de l'article publié sur Télérama.fr par Laurence Le Saux le 6 juillet 2013 :

Quelque 450 000 vinyles, 220 000 CD, deux millions de fichiers son... Aux portes de Paris se cache une caverne d'Ali Baba sonore : la “disco” de Radio France. Visite guidée.

Au sein de Radio France, c'est un sous-marin discret dont le grand public ne soupçonne pas l'importance. La DNC, ou Discothèque numérique centrale - surnommée « la disco » par son personnel -, irrigue les contenus des stations de la Maison ronde. Visite guidée de cette immense caverne d'Ali Baba, où il fait bon se perdre.

« La disco », qu'est-ce que c'est ?
Une structure fondée en 1945, du temps de la Radiodiffusion française. Elle compte alors 12 000 78 tours dans ses rayons. En 1986, l'informatisation de son fonds débute - elle s'enorgueillit, huit années plus tard, de compter 400 000 morceaux indexés sur ordinateur. Le patron des lieux, au look travaillé (entre Elvis Presley et -M-), s'appelle Marc Maret.

Depuis deux ans, ce dandy de 44 ans, ancien producteur de Pow woW ou de Zen Zila, veille sur une malle aux trésors recelant 363 cylindres phonographiques, 450 000 vinyles et 220 000 CD. « Nos serveurs informatiques comportent deux millions de fichiers son », explique-t-il dans un bureau parsemé de pochettes, où trône un flamboyant juke-box. Chaque mois voit arriver 700 nouveaux disques - tous genres confondus, achetés par Radio France ou envoyés par les services de presse des maisons de disques.

Qu'y trouve-t-on ?
Des documents sonores en pagaille. Des discours d'Angela Davis, un éclat de rire enregistré par Thomas Edison, la collection de chants de prisonniers d'Alan Lomax, des ritournelles de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des chansons de Georges Brassens ou de Woodkid...

La liste paraît infinie, extraordinairement éclectique, et donne le tournis. Si la CDthèque de Radio France, dans le 16e arrondissement (où la plupart des employés travaillent), compte 50 000 disques, c'est à la lisière du périphérique, porte d'Aubervilliers, que se trouve la plus grande partie du fonds. Dans un vaste entrepôt trônent un million de références sur 600 mètres carrés. Un véritable frigo - où doudoune et écharpe sont de rigueur - fait de béton brut et de rails métalliques.

On s'y trouve en même temps que Vladimir Cagnolari et Soro Solo, les producteurs de L'Afrique enchantée, sur France Inter, venus enregistrer un épisode de Radio Vinyle avec la chanteuse Rokia Traoré. « Ici, l'artiste est en contact direct avec l'histoire de la musique, se réjouissent-ils. L'endroit est moins désincarné qu'un studio et donne le sentiment d'avoir le monde à portée de main. » Et pour cause : des coffrets de Richard Anthony et de Frank Sinatra y côtoient le mythique catalogue classique de Deutsche Grammophon. On tombe même sur une mystérieuse Polka des artilleurs, éditée par le label Corona ­— il s'agit d'un vinyle offert par un généreux auditeur (la disco fait l'objet d'une demi-douzaine de donations par an, comprenant 10 à 10 000 disques)... lire l'intégralité de l'article sur Telerama.fr

sources : photo Photos Léa Crespi pour Télérama
http://www.telerama.fr
publié le 22 août 2015 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Aucune obligation d'être membre pour laisser votre commentaire. Si vous n'avez pas de compte, il suffit de sélectionner le profil "anonyme". À bientôt ;-)

Un modérateur de commentaires est actif afin de lutter contre les spams.