
Avec un père musicien de jazz, une grand-mère ouvreuse au Théâtre des Champs-Elysées et un grand-père décorateur à l'Opéra, il était naturel que William Sheller se tourne vers la musique et le spectacle...
Il commence à jouer du piano classique à l'âge de 10 ans et intègre le Conservatoire quelques années plus tard.
Comme beaucoup d'adolescents de cette époque, William est fasciné par la musique des Beatles et se dirige progressivement vers le rock en intégrant un groupe.

A la fin des années 60, sa formation l'oriente aussi vers la composition pour Les Irrésistibles avec un tube "My year is a day", et "Je me repose" pour Dalida. Cette même année, la chanteuse d'origine égyptienne reprend d'ailleurs "My year is a day" sous le titre "La ville endormie", une adaptation française signée Claude Lemesle. (Cette chanson sera remixée par Cerrone en 2001 sur l'album "Revolution" de Dalida).
A la même époque, il enregistre deux 45 tours discrets "Couleurs" et "Adieu Kathy" mais son premier album, "Lux Aeterna" paru en 1970, est entièrement instrumental.
En 1973, Barbara, pour qui il arrange des chansons, encourage William à chanter. En 1975, sort donc "Rock'n'roll Dollars" qui deviendra vite un tube, tout comme l'album du même nom.


Sa carrière est lancée et dès lors, l'artiste alterne oeuvres instrumentales, musiques de films et albums personnels tels que "Symphoman" en 1977, "Nicolas" en 1980 dont sont extraits "Fier et fou de vous" et "Ho ! J'cours tout seul", "J'suis pas bien" en 1981, et "Simplement" en 1982 sur lequel on trouve "Maman est folle" et "Les filles de l'aurore".
En 1987, l'album "Univers", dont l'extrait "Le Nouveau Monde" est un succès, reflète cette tendance au lyrisme.
L'imaginaire du musicien est alors peuplé de créatures de science-fiction et c'est tout naturellement qu'il collabore avec le dessinateur de bandes dessinées, Philippe Druillet. L'album "Ailleurs", sorti en 1989, continue dans cette direction et le clip du single "Excalibur" lui permet d'explorer cet étrange univers visuel.

En 1991, le chanteur enregistre un album public, "Sheller en solitaire" où il reprend tous ses grands succès. L'album révèle un inédit, "Un homme heureux", une chanson consacrée par une Victoire de la Musique.
William Sheller reprend alors les compositions instrumentales avant de sortir "Albion" en 1994, où il exprime son côté plus rock.
William Sheller - Un homme heureux
Il faut attendre 2000 pour écouter à nouveau William Sheller, qui sort un album intitulé "Les machines absurdes", qui fait encore une fois l'unanimité.
Fort de son succès, l'artiste entame une tournée début 2001 mêlant classique et rythmique. Deux ans plus tard, l'artiste poursuit dans la lignée avec son album "Quatuor William Sheller" en collaboration avec le quatuor Parisii.
En 2004, arrive "Epures" qui donne la part belle à la voix et au piano.
Trois ans plus tard, celui qui sait faire vibrer les cordes sensibles, par en tournée avec le QuaTuor Stevens. Des concerts immortalisés avec l'album "Quatuor Stevens Live".
Pour "Avatars", sorti en 2008, le musicien s'entoure des artistes les plus convoités.
Ainsi retrouve t-on sur cet album : Dominique Miller, habitué à jouer avec Sting, et Yvan Cassar, multi-instrumentaliste, familier de Charles Aznavour, Johnny Hallyday ou encore Claude Nougaro.
Sont également présents sur ce disque deux des musiciens de Zazie : Nicolas Fiszman, à la guitare, et Mathieu Rabaté, à la batterie et aux percussions.
On termine une partie de la discographie de William par "Piano en Ville", cet album Live sorti en 2010.

Outres ses compositions pour de nombreux artistes français comme Dalida, Barbara, Nicoletta, Capdevielle, Higelin ou Françoise Hardy, William Sheller collabore sur la musique d'Un lord anglais, un titre de Joe Dassin sorti en 1978 sur l'album "15 ans déjà..." (CBS LP 83303) puis, l'année suivante, sur la 2e face du 45T "La vie se chante, la vie se pleure" (CBS SP 7026). Paroles signées Claude Lemesle et Pierre Delanoë.

En janvier 1979, Joe Dassin répondait aux questions de Marie-France Briere.
Un document concernant son dernier Olympia, ses quinze années de carrière et l'interprétation de son Lord anglais est dispo en vidéo :
Depuis ses débuts, William Sheller, artiste Franco-Américain à la culture musicale classique, n'a cessé de repousser les frontières de son art. Il a versé avec un bonheur égal dans la pop symphonique, le rock à guitares, le son Beatles ou la chanson française au piano. Une tournée de concerts et la sortie d'un nouvel album sont prévues à partir de mars.

Bon week-end à tous
et Vive les Français ;-)
sources : www.nostalgie.fr & www.lefigaro.fr/musique
voir les enregistrements associés sur Blue Country Disc'
- Un lord anglais - Joe Dassin - 1978
- 45 RPM - CBS 7026 - 1978 - La vie se chante, la vie se pleure
- 33 RPM - CBS LP 83303 - 1978 - 15 ans déjà...
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